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Décrypter les étiquettes

Décrypter les étiquettes

Entre labels obscurs, étiquettes à deux francs et autres certifications farfelues, pas facile-facile de reconnaître les vrais produits de qualité. Décryptage d’étiquettes en 2 minutes chrono.

 

Les labels vraiment certifiés

Demeter: 100% agriculture biodynamique. Ces produits sont tous issus d’une agriculture complètement en phase avec la nature, où chaque organisme est considéré comme un être vivant indépendant, où la nature est considérée comme un tout, où même la position des planètes compte. Rien n’est laissé au hasard.

Agriculture biologique (AB): complètement bio – ou presque. Ce label certifie des produits 100% biologiques ou à au moins 95% sur les produits transformés (si certains engrais ou traitements chimiques sont inévitables, ils sont présents en quantités ultra limitées et selon des normes bien établies). Les traces accidentelles d’OGM y sont autorisées à hauteur de 0.9%, comme pour le label bio européen. Ça passe.

Nature et Progrès: de l’agriculture bio, une dimension sociale, et environnementale s’il vous plait. Avec ce label, vous pouvez être sûrs que les producteurs, les emballages et les transports auront été passés au crible. Sa charte est plus exigeante que celle du label AB: les substances chimiques et autres traces accidentelles d’OGM sont limitées à 0.1% – tolérance 0 pour l’huile de palme.

Bio Cohérence: lui aussi est plus drastique que le traditionnel AB et prend en compte les aspects sociaux, mais nécessite un certain investissement pour les producteurs adhérents.

 

Les labels un peu moins certifiés

Label bio européen: des produits bio, oui, mais soumis à une réglementation moins stricte que la réglementation française.

Max Havelaar: leader mondial du commerce équitable. Il garantit que le produit a été acheté à un prix «correct» au producteur et qu’il a été cultivé dans des conditions respectueuses de l’homme et de l’environnement. Si le label a pu garantir un achat ultra-engagé à une époque, c’est un peu moins le cas aujourd’hui, depuis que la marque s’est alliée avec de grandes multinationales qui remettent en cause son engagement et sa légitimité.

MSC – Marine Stewardship Council: des produits de la mer issus d’une pêche durable. Un bon début, mais en vérité peu exigeant et ne permettant pas de répondre aux enjeux liés à la surpêche. Dommage!

 

Les labels zéro pointé

– Les labels autoproclamés des grandes surfaces. Sur les étales des supermarché s’empilent des produits estampillés de labels écologiques créés par le fabricant lui-même. Quasiment toutes les enseignes de grande distribution ont développé leur propre label écolo, sous la seule responsabilité des entreprises qui les mentionnent. À chacun de bien se renseigner au sujet de ces démarches et de les considérer dans leur ensemble (dimensions écologique, sociale, biologique…).

 

Enfin, il ne faut pas non plus ne jurer que par les labels: le petit producteur du coin n’utilise peut-être pas de produits chimiques, sans pour autant s’embêter avec un label. A l’inverse, des produits peuvent être bio mais leur emballage ou leur mode de transport ne se soucie pas de l’empreinte écologique. A chacun de prendre en considération les paramètres qui lui tiennent à cœur.
CQFD.

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