HomePortraitDelphine Desneiges

Delphine Desneiges

1 – Quelle relation entretenez-vous avec la nourriture ? (Plutôt amour vache, entente cordiale, ou relax max ?)
Ça dépend ! En règle générale, c’est plutôt l’entente cordiale : j’aime manger, je m’astreins quelques règles de base (j’évite de me resservir d’un plat, de manger entre les repas, j’essaye de limiter le sucre..) pour que le plaisir ne soit pas grignoté par des contingences tierces mais ça peut virer à l’amour vache ponctuellement, quand j’ai une fringale que j’assouvis n’importe comment ou que j’enchaine un apéro pour la 10ème soirée consécutive… !

2 – Quelle est votre orientation personnelle (non, ni sexuelle, ni religieuse) : plutôt tradi, flex ou vegan orthodoxe?
J’étais très tradi. On m’a appris à manger de tout quand j’étais petite, et encore une fois, j’aime manger, ce qui fait de moi une très bonne cliente de n’importe quel repas concocté avec amour.

Pourtant, depuis plusieurs années, je bascule progressivement et sans trop en avoir conscience vers le flexitarisme. Tout a commencé en 2011, tard, donc, quand j’ai lu le fameux livre de Jonathan Safran Foer sur la réalité de l’industrie de la viande. Certes, ça concernait le marché américain… mais la réalité, que j’évitais peut être soigneusement de voir jusqu’à présent (c’est tellement facile de ne pas voir, on est tellement coupés de la réalité de l’industrie, au sens large !), m’a sauté au visage. J’ai levé le pied sur le viande, en arrêtant d’en acheter au supermarché (ça semble évident et pourtant, on est tellement ancrés dans nos habitudes alimentaires…), et en en consommant “moins mais mieux”. Petit à petit, je réalise néanmoins que s’il existe un mieux sur la qualité de ce que l’on achète, ce mieux n’est pas en ce qui concerne le traitement des animaux (l’abattage reste une barbarie, quand bien même l’animal a été “bien” élevé) et l’environnement. Mon dernier bastion était le jambon…J’adore ça et continuait de temps en temps à en acheter chez le boucher. J’ai complètement arrêté depuis que j’ai vu le film Okja, une sorte de fable utopiste sur le traitement des animaux. Bouleversant !
Aujourd’hui, je n’achète plus de viande du tout, mais j’en consomme aux repas de famille, par exemple. Et je continue à consommer du poisson. Les plats entièrement végétariens m’ennuient vite… Je les trouve plus difficiles à préparer (je suis nulle en cuisine !) et j’ai du mal à éduquer mon palais à ces nouvelles saveurs. Et puis, pour être honnête, ces scandales sanitaires et alarmes dans tous les sens finissent par me fatiguer : il ne se passe pas une semaine sans qu’on apprenne que ce qu’on fait est dangereux pour notre santé… J’ai le sentiment de perdre tous mes repères et de ne plus pouvoir rien manger !

3 – Qu’est-ce que vous voudriez changer mais que vous n’avez pas encore réussi à changer (par flemme, manque de temps, connaissance…) ?
Apprendre à cuisiner ! Si j’aime manger, je n’aime pas être derrière les fourneaux : pas le temps, pas l’envie… Force est pourtant de constater que c’est quand même plus sain d’apprendre à se concocter de bon petits plats.

4 – Quel est le pêché mignon dont vous n’arriverez définitivement jamais à vous passer ?
Les mochis glacés ! Je n’en mange pas 15 par semaine mais je m’en offre de temps en temps. J’adore ça. Et le riz au lait aussi. Et Les pancakes sur lesquels j’écrase une banane. Bon, on l’aura compris, je ne suis pas encore prête à arrêter entièrement le sucre !

5 – Quelle est votre recette (healthy) tadaaaaa ?
Je ne sais pas si elle est totalement healthy mais j’adore la faire (elle est rapide et facile) et savoureuse : la salade d’endives. 

Pour 4 personnes, je prends 5 endives, je fais une sauce avec de la moutarde, de l’huile d’olive et un chouïa de vinaigre balsamique. J’y ajoute quelques dès de Comté, une pomme entière que je coupe en petits cubes, un oeuf dont je laisse le jaune pas tout à fait dur pour se fondre dans la masse. J’ajoute quelques brins de ciboulette, de l’Omegasio, un tout petit peu de poivre et éventuellement quelques graines de lin. Et voilà !

Article précédent
Article suivant
0 commentaires

METTRE SON GRAIN DE SEL