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Faux ami : lait de soja

Il est sans lactose et si peu calorique qu’il est devenu la star des régimes bien-être/minceur. A l’aube de la rentrée, vous pensez sûrement à lui pour prendre la place du lait de vache et mettre en place de nouvelles « bonnes » habitudes. Obtenu à partir de fèves de soja (légumineuses) trempées, broyées, mélangées à l’eau puis cuites, il contient vitamines B, potassium, zinc, fer, calcium, et protéines végétales complètes. Bref, jusqu’ici tout va bien.

Oui mais voilà. Jusqu’à nouvel ordre, le lait de soja est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien car il est riche en phyto-oestrogènes. C’est à dire qu’en mimant l’effet des hormones naturelles du corps humain, il en module les effets et occupe leurs récepteurs.

Et nous, à La Minute Papillon, on se méfie de lui…

  • On ne va pas se faire que des copains puisque certains soutiennent dur comme fer qu’il protègerait de certains cancers hormono-dépendants (sein, côlon, prostate) car chez les Asiatiques (qui consomment beaucoup de soja), ces cancers là sont plus rares que chez nous. OUI MAIS, ce qui est important de comprendre c’est qu’en Asie, le soja se consomme majoritairement sous forme fermentée. Un processus qui neutralise les toxines et ne brouille pas autant les réseaux hormonaux que la version nature.
  • Les effets nuisibles de la consommation (régulière, on s’entend) seraient nombreux : baisse de la qualité du sperme, perturbation de la lactation chez la jeune maman, accélération du développement hormonal des petites filles (puberté précoce), retard de puberté chez les garçons (le développement précoce des organes sexuels est à l’origine de malformations, anomalies de fertilité…), dérèglement du cycle menstruel et source de cancers hormono-dépendants…
  • La consommation de soja diminue également l’absorption d’iode, ce qui peut nuire au fonctionnement normal de la glande thyroïde ou interférer avec l’assimilation de la médication pour la thyroïde.

Rien que par principe de précaution, ne prenez donc pas la chose à la légère.

Si vous n’êtes pas enceinte, en période d’allaitement, en pleine crise d’ado ou un enfant, vous pouvez toujours vous autoriser un cappuccino au lait de soja de temps à autres, en variant avec d’autres laits végétaux plus réglos (laits d’amande, d’avoine, riz, noix de cajou, noisette…) et en le choisissant toujours bio, sans OGM et français (oui, on trouve aujourd’hui du soja français !). Quant au soja sous d’autres formes, préférez-le fermenté.

Pour les autres, zappez-le tout bonnement de votre frigo. Il ne vous veut pas du bien.

Promis la semaine prochaine, on vous ramène des bonnes nouvelles.

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