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Le point sur le soja

SOJA, MODE D’EMPLOI

Vous étiez certain d’avoir trouvé le compagnon idéal pour remplacer vos anciens amis, les produits laitiers (ou un allié protéiné hors pair), en pariant sur le lait de soja et ses dérivés. Vous pensiez bien faire.. Argh, mauvaise nouvelle: le soja n’a pas toujours tout bon..

Mais pourquoi est-il si méééééchant? On fait le point:
– Aïe.. Déjà, le risque d’intolérance, voire d’allergie, est accru avec les produits issus du soja, surtout si on a une intolérance aux produits laitiers.
– Par ailleurs, non germé, il est très difficile à digérer: il était même considéré comme impropre à la consommation en Asie avant la découverte des procédés de fermentation. Le soja non germé contient en particulier des inhibiteurs de protéase, une enzyme qui permet de digérer les protéines. Il regorge également de glucides pouvant entrainer lourdeurs et ballonnements. Mmmh..
– Et pour finir: le soja pourrait avoir la fâcheuse tendance à jouer à chamboule-tout avec nos hormones, en se drapant de phyto-oestrogènes (grosso modo, ça ressemble à des oestrogènes, sans en être.. Et le corps est perdu. D’où l’expression « oestrogenes-like »). Et quand on sait à quel point l’équilibre hormonal est une mécanique bien subtile, ça n’augurerait rien de bon. Alors, tant que tout ça n’est pas tiré au clair, nous, on applique le principe de précaution, et on met la pédale douce.

Petit manuel du soja.  1/ Le choisir bio et sans OGM (yark), bien évidemment… 2/ Tout est une question de produit. Exit le “lait” (que l’on obtient en faisant tremper des graines de tonyu ensuite broyées dans de l’eau) ou le yaourt de soja, mais banco pour le soja fermenté (ou caillé) comme en Asie, car il joue la carte d’une meilleure digestibilité: le tofu soyeux, le tofu (testez le tofu fumé!), le tempeh (plus croustillant). On fait le plein de protéines comme avec sa cousine la lentille (eh oui, le soja est une légumineuse..), et on laisse marcher son imagination, en le faisant sauter avec des légumes et de la sauce tamari, en le glissant en petits cubes dans un bouillon de légumes ou une soupe miso, en l’aromatisant avec du curry, en le cuisinant sous forme de galettes ou de boulettes… Et hop, une recette de fèves au tamari, une de tempeh rôti au sirop d’érable et au vinaigre balsamique et une dernière de mousse au cacao vegan !

En somme, consommé avec modération (tiens, ça nous rappelle quelque chose), le soja peut trouver sa place dans une alimentation équilibrée. A condition d’y aller mollo!

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