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Saumon bio vs saumon conventionnel

On a une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. On commence par laquelle ?

OK la bonne : le saumon, pourquoi c’est bon ? 

Bio ou pas bio, le saumon se digère très bien et apporte des nutriments essentiels :

  • Des protéines avec les 9 acides aminés essentiels qui servent à la production des hormones, des tissus et des os.
  • Des oméga-3 comme ses copains poissons gras, qui ont une action anti-inflammatoire sur l’organisme et protègent le système cardio-vasculaire, le bon développement du système nerveux, un bon moral et une immunité au top.
  • De la vitamine D, toujours pour garder une forme resplendissante tout l’hiver.
  • Du phosphore, qui est essentiel à l’activité musculaire, apporte de l’oxygène et régule la tension artérielle.
  • Du sélénium, un anti-oxydant notoire, qui en plus accroît la puissance sexuelle masculine (oh yeah).
  • De l’iode pour chouchouter les hormones thyroïdiennes, lutter contre la fatigue, conserver une taille de guêpe et de beaux cheveux, peau et ongles.
  • Du zinc pour booster la fertilité et assainir la peau.

Quelles principales différences entre le saumon bio et le saumon pas bio ?

Le saumon bio provient d’un élevage et le label bio certifie les conditions d’élevage. C’est là qu’on trouve les deux principales différences : les tailles des cages des saumons élevés en bio sont supérieures à celles du conventionnel et l’alimentation des poissons est différente.

Les mauvaises nouvelles (ben oué, en fait il y en avait plusieurs) : 

  • Du fait de la densité de poisson dans les cages des élevages non bio (20/25 kg/m3 contre 10 kg/m3 dans le bio), surviennent des parasites et des poux de mer. Pour les éradiquer, il est courant d’utiliser du Diflubenzuron, un pesticide cancérogène interdit en France. 1/0 pour le saumon bio. 
  • L’alimentation des poissons bio se compose d’1/4 de végétaux bio et de 3/4 de poissons certifiés « pêche durable ». Les poissons non bio sont quant à eux nourris avec 1/4 de poissons non bio et non certifiés et de 3/4 de végétaux, le plus souvent du soja. Près de 75% de la production mondiale de soja sont utilisés pour l’alimentation animale. Pour faire face au besoin, des hectars de forêts tropicales, de pleines et savanes ont été remplacés par des plantations de soja qui ont des répercussions négatives pour les écosystèmes et les populations locales et alourdissant l’empreinte carbone. BIM : gros point noir contre le saumon pas bio. 2/0. 
  • Paradoxalement, le saumon bio accumule plus de métaux lourds (mercure, arsenic…: miam !) et de pesticides que le non bio. Qu’il vienne d’Ecosse, d’Irlande ou de Norvège. Pourquoi ? Parce que les farines et huiles de poissons données à ces saumons sont à base de petits poissons d’Atlantique Nord qui naviguent à proximité des sites de production. Les polluants ingérés se transmettent dans la chaine alimentaire et passent dans les croquettes des poissons. Mince alors. Heureusement le saumon contient une bonne dose de sélénium qui est l’antidote au mercure donc nous protège un peu de sa toxicité. Le saumon pas bio remonte en flèche. 2/1. 
  • On trouve de l’ethoxyquine dans le poisson conventionnel, un conservateur de la croquette. Des tests en laboratoires ont montré que cette substance, qui provoque des anomalies des testicules, passe la barrière (normalement infranchissable) du cerveau chez les rats et passe dans le lait maternel. Une étude a déjà évoqué le potentiel cancérigène de cette substance mais d’autres tests sont en cours. 3/1. Victoire du saumon bio, mais si pas glorieuse.

Du coup on fait quoi ? 

On en consomme une fois par semaine grand maximum. Bio ou pas bio, de préférence chez soi (il est toujours difficile de connaître la provenance du poisson au restaurant) et pas forcément les plus chers qui ne sont pas les moins toxiques (selon une étude de 60 millions de consommateurs).

Mais surtout : on privilégie la truite ! Locale, moins polluée et, sans chipoter, assez similaire en goût et en texture, elle est une option santé bien plus réglo.

Au fait, joyeux réveillon !

* Article réalisé grâce aux précieux conseils de notre naturopathe de choc Marie-Alix Bapt

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