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Vive le gras!

On est bien d’accord, le gras est considéré comme l’ennemi public n°1. On le fuit comme la peste. Pire, on lui met tout sur le dos: prise de poids, problèmes de santé… Rien que ça. Et si tout cela (ou presque) était faux? On a creusé la question pour en avoir le cœur net: bonnes graisses, mauvaises graisses… Histoire de bien comprendre, voici toutes nos révélations sur le gras, même les plus secrètes.

Sur le ring
Plusieurs types de gras s’affrontent. D’un côté les «acides gras insaturés», les bonnes graisses, qui sont à privilégier. De l’autre, les «acides gras trans», à éviter au maximum. Entre les deux, on trouve les «acides gras saturés», à limiter.
Les acides gras trans, sont des acides gras insaturés dont la configuration moléculaire a été modifiée pour prolonger la conservation, résister aux fortes températures et obtenir plus de consistance (pour créer des margarines plus ou moins solides à température ambiante, par exemple). Ces gras sont omniprésents dans les aliments transformés (plats cuisinés, biscuits, viennoiseries industrielles, …) et sont très mauvais pour l’organisme. Ils pourraient faire augmenter le risque de troubles cardiovasculaires de l’ordre de 132 % (par ici l’étude complète). Soyez prudents!
Les acides gras saturés sont nécessaires à l’organisme mais s’ils sont consommés excessivement, ils favorisent le mauvais cholestérol et les maladies.
Les acides gras insaturés, quant à eux, correspondent aux Oméga 3, 6 et 9. Dans cette famille, les Oméga 3 et 6 sont dits «essentiels», car le corps ne peut pas les produire lui-même alors qu’ils sont impératifs à son bon fonctionnement. Les acides gras insaturés sont en particulier essentiels au bon fonctionnement du cerveau, qui en est constitué à 60%, tout comme au bon fonctionnement cellulaire et cardio-vasculaire. Les acides gras sont également indispensables à l’assimilation des vitamines «liposolubles» (ADEK). Enfin, consommer de bonnes graisses faciliterait la perte de poids en apportant un sentiment de satiété.

En pratique
Zappez au maximum les gras trans. Spottez les appellations «huile(s) végétale(s) hydrogénée(s)» ou «partiellement hydrogénée(s)» sur les étiquettes.
Réduisez vos apports en «acides gras saturés». On les trouve sous forme solide à température ambiante et ils sont principalement d’origine animale (viande, charcuterie, beurre, produits laitiers), sauf quelques unes comme l’huile de palme ou l’huile de coco. Exception qui confirme la règle, l’huile de coco en est remplie, mais elle est très bonne pour la santé.
Feu vert sur les acides gras insaturés (surtout sur les Oméga 3 que l’on trouve plus rarement dans l’alimentation). Les acides gras insaturés proviennent quasi toujours des végétaux. On les trouve surtout dans les huiles végétales: colza, olive, lin, chanvre, sésame, tournesol… Mais aussi dans l’avocat, les oléagineux (amandes, noix, noisettes) et certains poissons gras, comme le saumon, la sardine, le thon ou le maquereau.

Un dernier conseil pour la route. Contrairement aux idées reçues, l’huile d’olive ne contient pas d’acides gras dits essentiels mais surtout des Oméga 9, non indispensables pour l’organisme. Privilégiez-la pour les cuissons à haute température.
Attention aux taches!

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